GPT-6 Astra cracks an 85-year-old Nazi Enigma message in two days
An 82-letter Enigma message from July 1941 that resisted decryption for 85 years was given to Astra, which produced plaintext two days later, though the two people involved disagree on who did the work.

Le 10 juillet 1941, un opérateur radio Nazi envoie un message crypté de 82 lettres. Personne n'a jamais pu le décrypter. Pendant 85 ans. Le message dormait dans CryptoCellar, l'archive de Frode Weierud, un cryptanalyste qui collectionne les messages Enigma jamais cassés. Celui-là résistait depuis 2005. Le 14 septembre, Carter Leffen, coach en développement produit chez Bloomberg, lâche GPT-6 Astra dessus. Deux jours plus tard, c'est fini. Le texte, traduit : « Demande l'indication de l'itinéraire de marche. Je me trouve à Rosenow, Rosenow. Réponse radio immédiate. Waschbusch. » Comment ? Sûrement pas par la force brute : Enigma, c'est 159 milliards de milliards de réglages possibles par jour. Mais un autre message du même 10 juillet, cassé en 2017, contenait « ROSENOWROSENOW ». Le modèle a parié que le mot se trouvait aussi dans celui-ci, aux positions 40 à 53. Restaient 4,29 milliards de combinaisons. Il a écrit son propre simulateur Enigma et sa propre bombe, en Python et en C++, et il a lancé 43 016 lots de recherche. Et voilà le plus étrange de l'histoire. Les deux hommes ne sont pas d'accord sur qui a fait le travail. - Leffen parle d'une « investigation menée par le chercheur ». - Weierud, lui, raconte qu'il a simplement demandé au modèle d'essayer les messages non résolus de son site, et que l'IA a fait le reste toute seule : trouver celui-là, repérer le lien avec l'autre, choisir le mot probable, coder les outils. Celui qui pourrait s'attribuer le mérite le donne à la machine. Ce qui reste ouvert : douze lettres ont encore des lectures alternatives, et la signature « Waschbusch » est probable, pas certaine. Waschbusch attendait son itinéraire. La réponse est arrivée 85 ans plus tard, et pas de l'endroit qu'il espérait.